
J7 - 21 mai 2026
Saumur
« Nous avons volé dans les airs comme des oiseaux et nagé dans la mer comme des poissons, mais nous n'avons pas encore appris le simple fait de marcher sur la Terre comme des frères. »
Martin Luther King
151 enfants pour l'étape de Saumur
77 enfants aux parcours 'extraordinaires'
74 enfants aux parcours 'ordinaires'
Extraits newsletter RDG
Une institution qui a traversé les siècles sans jamais trahir ses valeurs. Le Cadre Noir. Ces écuyers en habit noir, dont l'art équestre a été inscrit au patrimoine immatériel de l'humanité, qui transmettent depuis des générations un savoir fondé sur une idée simple et exigeante : la relation.
Entre le cavalier et sa monture. Entre la technique et l'instinct. Entre ce qu'on enseigne et ce qu'on ressent.
Ce jeudi, les avions de la caravane Rêves de Gosse ont survolé en finale la piste de cette école légendaire. Et quelque chose, dans cette image, disait tout.
Deux mondes en apparence si différents — le cheval et l'avion, la terre et le ciel, la tradition et l'aventure — qui partagent au fond la même conviction : ce qui compte, c'est la relation. La confiance que l'on construit, geste après geste, regard après regard, entre celui qui guide et celui qui se laisse porter. Entre le pilote et l'enfant. Entre le Chevalier du ciel et son passager d'un jour.
Le Cadre Noir forme des cavaliers d'exception. Rêves de Gosse forme, le temps d'un vol, des enfants qui apprennent à faire confiance. Les deux, finalement, travaillent la même matière : l'humain.
On les appelle les Jaunes. Mais ce nom de couleur ne dit rien, ou si peu, de ce qu'ils font vraiment sur le village.
Fabienne, Éric, Lionel, Ludovic, Chantale, Éléna — maquilleurs, sculpteurs de ballons, artistes de relation — ne sont pas là pour faire patienter les enfants en attendant les avions. Ils sont là pour quelque chose de bien plus profond. Quelque chose qui ressemble, dans son intention et sa précision, au travail des clowns de relation en milieu hospitalier — ces artistes formés à l'approche de l'enfant extraordinaire, qui savent que l'humour, le toucher, le regard peuvent traverser là où les mots ne passent pas.
Comme eux, Fabienne et ses complices ont développé une approche. Pas un protocole. Une présence. Ils lisent l'enfant avant de lui parler. Ils sentent s'il est à l'aise, s'il est crispé, si le bruit du village l'inquiète ou si les avions le fascinent déjà. Et ils adaptent — au geste, au sourire, à la blague murmurée au bon moment, au silence partagé quand c'est ce dont l'enfant a besoin.
Un pinceau sur une joue, c'est aussi une façon d'entrer en contact. Un ballon tordu en forme d'animal, c'est aussi une façon de dire : tu peux, ici, être toi-même. Et quand un enfant non-verbal se met soudain à rire, quand un enfant autiste accepte pour la première fois le contact d'un inconnu, ce n'est pas de la magie. C'est du savoir-faire. Du savoir-être. Des années d'attention accumulées.
Mais ce que ces six-là font de remarquable, c'est qu'ils ne gardent pas ce savoir pour eux. Ils le partagent avec les pilotes. Ils leur transmettent, dans les couloirs du sas, entre deux rotations, une façon de s'approcher, de tendre la main, de choisir ses mots. Ils apprennent aux Chevaliers du ciel à regarder l'enfant extraordinaire autrement. À voir d'abord l'enfant. Ensuite seulement, le handicap.
Ce que Fabienne, Éric, Lionel, Ludovic, Chantale et Éléna apportent à Rêves de Gosse est précieux. Et souvent invisible. Comme toutes les choses vraiment importantes.
Sur le village ce jeudi, les créations des enfants témoignaient de mois de rencontres, de mains mêlées, de découvertes partagées. Plus de cinquante partenaires locaux qui ont cru à cette aventure. Des enfants qui ont compris, sans qu'on leur explique vraiment, que faire ensemble vaut toujours mieux que faire seul.
Ils ont décollé de l'aérodrome de Saumur Saint-Florent, dans la douceur de ce jeudi d'Anjou. Cent soixante-cinqenfants qui, pour beaucoup, n'imaginaient pas encore ce matin ce que voler voulait dire.
Certains portaient encore leurs créations en tête — l'arbre à rêves, les briques de papier, l'objet volant recyclé — et c'est avec tout ça dans les yeux qu'ils ont grimpé dans les avions. Avec l'idée, peut-être, que ce qu'ils avaient fabriqué ensemble était déjà, à sa manière, une forme de vol.
Et quelque part, au-dessus de la Loire, dans le bleu tranquille de ce ciel d'Anjou, les Chevaliers du ciel et leurs passagers d'un jour ont survolé une dernière fois l'école du Cadre Noir. Deux mondes. Un même élan. Une même façon de croire, obstinément, que la relation entre deux êtres peut changer quelque chose.
Focus
"La démarche écoresponsable engagée par Rêves de Gosse"
Prendre conscience de son impact écologique est le premier pas qui a été franchi par Rêves de Gosse dans sa démarche écoresponsable. Après avoir réalisé le bilan carbone du tour aérien 2021, grâce à son partenaire Enerlis, l’association a identifié trois axes pour permettre de poursuivre son action de manière plus vertueuse : la réduction de son empreinte carbone, la sensibilisation aux gestes écoresponsables et enfin la compensation.
Dès lors l’implication de chaque organisateur a été demandée pour mener des actions dans ces trois axes. Par la suite, ce sont également les partenaires et les équipages qui ont été sollicités pour qu’ensemble nous puissions afficher un impact positif de notre bilan carbone. Ce sujet tellement essentiel aujourd’hui a immédiatement provoqué une forte émulation et un fort intérêt.
Cette démarche, engagée sur le long terme, doit permettre d’avoir un effet positif en faveur de l’environnement.
Le bilan carbone de Rêves de Gosse doit être mis en perspective avec son bilan social, qui lui aussi a un impact sur le futur de notre planète.
Il paraît juste et essentiel d’engager cette démarche vertueuse pour continuer à faire rêver les enfants.
Différents projets voient le jour et sont mis en œuvre au fil du temps. Du covoiturage aux avions électriques, de la plantation d’arbres à l’utilisation de matériaux recyclés, ou encore des actions de sensibilisation auprès des enfants, l’important est d’avoir le bon état d’esprit.
Le choix de notre avion (un Diamond DA40d / cf page dédiée) s'inscrit directement dans cette démarche écoresponsable. C'est tout simplement le meilleur avion 4 places existant grâce à sa consommation et son empreinte sonore réduites.
La liaison du jour

Nous avons décollé de Granville pour rejoindre la septième ville étape du tour 2026 : Saumur.
Les photos de la liaison du jour
Chaque jour, nous vous partageons quelques clichés des paysages et monuments survolés pendant la liaison entre les deux villes étapes.
En effet, la France est un pays qui dispose d'une exceptionnelle variété de paysages et d'un patrimoine architectural très riche.
Nous vous invitons à découvrir dans cette rubrique la France vue du ciel pendant Rêves de Gosse.




















